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Dernière mise à jour le · 9 min

Résumé de l’article
Créer une EURL en 2026 implique des frais obligatoires dès la constitution : dépôt de capital, annonce légale, immatriculation et déclaration des bénéficiaires effectifs.
Certains coûts peuvent fortement varier selon vos choix, notamment la banque, l’accompagnement juridique ou la présence d’apports en nature.
Des dépenses optionnelles mais stratégiques (assurances, CGV, domiciliation, site internet, dépôt de marque) doivent être anticipées pour sécuriser votre activité.
Il existe des solutions pour réduire le budget de création, comme les plateformes en ligne ou certaines aides financières (ACRE, ARE, ARCE).
Des erreurs fréquentes, comme des statuts mal rédigés ou un capital social trop faible, peuvent générer des frais supplémentaires dès la première année.
Créer une EURL en 2026 implique de prévoir un budget précis, entre frais obligatoires, dépenses optionnelles et coûts stratégiques souvent sous-estimés. Si cette forme juridique séduit par sa sécurité, elle entraîne néanmoins plusieurs frais incontournables dès la création.
Dans cet article, nous faisons le point sur le coût de création d’une EURL, poste par poste, afin de vous aider à anticiper votre budget, éviter les mauvaises surprises et optimiser vos dépenses.
Le capital social minimum d’une EURL est fixé à 1 € symbolique. Il est donc possible de constituer une EURL avec un apport en numéraire très faible. Cependant, même si le montant du capital est libre, son dépôt n’est pas toujours gratuit. Des frais peuvent s’appliquer en fonction du dépositaire choisi :
Les banques traditionnelles ne facturent généralement pas le dépôt en tant que tel, mais elles conditionnent cette opération à l’ouverture d’un compte bancaire professionnel. Des frais de gestion ou d’abonnement allant de 20 € à plus de 100 € peuvent alors s’appliquer.
Certaines banques en ligne proposent des offres gratuites, mais facturent des frais fixes (souvent compris entre 70 € et 100 €) pour la gestion du dépôt.
Si vous choisissez de déposer votre capital auprès d’un notaire, des frais d’honoraires généralement supérieurs à 100 € peuvent être facturés.
💡 À savoir : vous devez débloquer au minimum 20 % du capital à la création de l’EURL. Le reste peut être débloqué dans les 5 ans suivant l’immatriculation.
Si vous réalisez un ou plusieurs apports en nature à la création de votre EURL, vous devrez faire intervenir un commissaire aux apports afin qu’il évalue les biens apportés au capital social.
Les honoraires du commissaire aux apports varient généralement entre 1 000 € à 3 000 €, selon la nature et la complexité des biens apportés ainsi que le cabinet choisi.
💡 À savoir : le recours à un commissaire aux apports n’est pas nécessaire si la valeur des biens est inférieure à 30 000 € et si la valeur totale des apports en nature n’excède pas 50 % du capital de votre EURL. Toutefois, faire évaluer certains biens peut renforcer la crédibilité de votre capital auprès des banques et partenaires sociaux.
Vous avez l’obligation d’informer les tiers de la constitution de votre société en publiant un avis de création dans un journal d’annonces légales (JAL). Cette procédure est obligatoire pour obtenir votre extrait Kbis.
Le coût de l’annonce légale varie selon le département de publication :
124 € HT pour la France métropolitaine, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Wallis-et-Futuna.
147 € HT pour La Réunion et Mayotte.
Vous devez immatriculer votre EURL via le guichet unique en ligne pour officialiser l’existence de celle-ci et obtenir vos numéros SIREN et SIRET. Cette démarche consiste à déposer un dossier complet comprenant :
les informations relatives à votre entreprise ;
les pièces justificatives obligatoires (statuts, attestation de dépôt de fonds, etc.).
À la fin de cette procédure, vous devrez régler les frais d’immatriculation dont le montant varie selon la nature de votre activité :
35,59 € pour les activités commerciales ;
45 € pour les activités artisanales ;
35,59 € + 15 € si votre activité est à la fois commerciale et artisanale.
La déclaration des bénéficiaires effectifs a lieu en même temps que l’immatriculation de votre EURL. Elle permet d’indiquer la personne physique qui détient et contrôle la société, et elle doit être mise à jour en cas de modification des bénéficiaires effectifs.
Le coût de cette formalité est de 20,34 €.
La création d’une EURL implique plusieurs étapes clés, et il est fortement recommandé de se faire accompagner par un professionnel, notamment pour la rédaction des statuts.
Ces derniers définissent le fonctionnement de votre entreprise et doivent contenir certaines mentions obligatoires (la dénomination sociale de l’entreprise, sa forme juridique, l’adresse de son siège social, etc.).
Cette étape est très importante, car des statuts mal rédigés peuvent entraîner des litiges futurs ou être refusés lors de l’immatriculation.
Bien que vous puissiez les rédiger vous-même à partir de modèles types disponibles en ligne, faire appel à un avocat ou expert-comptable vous garantit un accompagnement complet et sécurisé, et vous permet de bénéficier de conseils adaptés à votre situation. Leurs honoraires peuvent aller jusqu’à plus de 2 000 € selon la complexité du dossier.
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Certaines assurances sont obligatoires de par votre activité et la loi française :
La garantie décennale, par exemple, pour les professionnels du bâtiment, qui couvre les dommages affectant la solidité ou la sécurité des ouvrages pendant 10 ans après leur réalisation.
L’assurance de votre local professionnel ou de vos véhicules d’entreprise, etc.
D’autres assurances sont fortement recommandées, comme la responsabilité civile professionnelle (RC Pro), qui protège votre entreprise en cas de dommages causés à des tiers. Elle est obligatoire pour certaines activités réglementées.
Prévoyez ces dépenses dans votre budget de création afin de sécuriser votre activité dès le départ.
Vous pouvez rédiger vous-même vos CGV, mais il est recommandé de faire appel à un professionnel du droit pour les personnaliser et garantir leur conformité avec la législation. Le recours à un avocat coûte en moyenne 900 € HT, mais le tarif dépend de la complexité de la demande.
Si vous ne souhaitez pas domicilier votre EURL à votre adresse personnelle et que vous ne disposez pas de local professionnel, vous avez la possibilité de faire appel à :
Une pépinière d’entreprise : comptez entre 100 € et 400 € par mois.
Une société de domiciliation : comptez entre 15 € et 300 € par mois.
Vous devez déposer votre marque auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) si vous souhaitez protéger vos produits ou services. Lors du dépôt électronique, vous devez sélectionner les classes correspondant à vos activités.
Le prix est déterminé de la façon suivante :
190 € pour une classe de produits ou services ;
40 € par classe supplémentaire.
Vous aurez besoin d’un site pour rendre votre EURL visible sur Internet. Plusieurs options sont alors possibles :
Faire appel à une agence ou un freelance : comptez alors entre 500 € et 10 000 € selon vos besoins (nombre de pages, thème standard ou personnalisé…).
Créer le site vous-même à l’aide d’un Content Management System (CMS, comme WordPress) : vous paierez les packs de personnalisation ainsi que l’hébergement.
Choisir une solution « tout-en-un » (comme Shopify ou Wix) : certaines proposent des formules gratuites, mais les formules payantes sont recommandées pour les professionnels, notamment pour disposer d’un nom de domaine.
💡 À savoir : vous aurez des dépenses à prévoir pour l’hébergement sur un serveur en ligne (entre 5 € et 500 € HT par mois selon la taille de votre site) et pour le nom de domaine (entre 5 € et 50 € HT par an), peu importe la solution que vous choisirez.
Créer une EURL peut représenter un certain budget, mais il existe plusieurs solutions pour limiter les frais dès la création, à condition de bien connaître les leviers à votre disposition.
Plusieurs choix stratégiques permettent de diminuer significativement le coût de création de votre EURL :
Passer par une plateforme juridique en ligne, car ces solutions proposent des offres à prix réduit avec la rédaction des statuts et les formalités incluses.
Utiliser des statuts types si votre situation est simple et/ou que vous avez des connaissances en juridique.
Comparer les banques pour le dépôt du capital social et l’ouverture du compte professionnel afin de limiter les frais.
Ces choix doivent toutefois être faits avec prudence afin d’éviter des erreurs coûteuses à corriger par la suite.
En complément des optimisations de coûts, vous pouvez bénéficier de dispositifs d’aides financières destinés aux créateurs d’entreprise selon votre profil :
L’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’entreprise) : elle permet une exonération partielle de charges sociales durant la première année.
L’ARE ou l’ARCE : si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez conserver vos allocations chômage (ARE) ou percevoir une partie de vos droits sous forme de capital (ARCE).
Les aides locales et régionales : certaines collectivités proposent des subventions, des prêts d’honneur ou des exonérations spécifiques selon votre zone géographique.
Les exonérations temporaires : dans certains cas (bassins d’emploi à redynamiser, zones franches, etc.), vous pouvez bénéficier d’allègements fiscaux ou sociaux temporaires.
Créer une EURL peut sembler simple sur le papier, mais certaines erreurs fréquentes entraînent des frais supplémentaires évitables, parfois dès les premières semaines d’activité. Les anticiper permet de maîtriser réellement le coût de création d’une EURL.
Utiliser un modèle de statuts standard sans l’adapter à son activité peut sembler économique, mais c’est souvent une fausse bonne idée. Une clause imprécise ou incomplète (objet social, pouvoirs du gérant, modalités de décision) peut nécessiter une modification des statuts, une procédure payante (annonce légale + greffe).
Le capital à 1 € est autorisé en EURL, mais il est déconseillé, car il peut :
freiner l’ouverture d’un compte bancaire ;
nuire à la crédibilité commerciale ;
compliquer l’accès au financement.
Dans le cas où il serait trop faible, il est souvent nécessaire de procéder rapidement à une augmentation de capital, une opération coûteuse et chronophage.
Beaucoup d’entrepreneurs se concentrent sur le coût de création et oublient de comparer les frais bancaires récurrents (abonnement, virements, cartes, commissions). Ces coûts mensuels élevés alourdissent fortement le budget de l’entreprise la première année.
Les choix entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS) ou le régime de TVA ont un impact direct sur la rentabilité. Ne pas anticiper les choix fiscaux peut conduire à des charges plus élevées que prévu.
Créer seul son EURL permet de réduire les coûts immédiats, mais en cas de projet spécifique (apports en nature, activité réglementée, associés futurs), l’absence d’accompagnement peut coûter cher en cas d’erreurs, notamment pour gérer la comptabilité de son EURL par la suite.
Il n’est pas possible de créer une EURL gratuitement, car certains frais sont incompressibles. C’est le cas des frais d’annonce légale, d’immatriculation et de DBE.
Vous pouvez gérer seul la création d’une EURL, mais il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel pour éviter toute erreur et sécuriser votre projet dès sa création.

Article écrit par Clementine
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